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L'étai largable. Avant de passer à l'installation d'un étai largable, il faut répondre à plusieurs questions préalables: a) qu'est-ce qu'on recherche exactement, et pourquoi? b) la taille du bateau accepte-t-elle cette modification? c) quelles sont les contraintes que cette installation pose à la coque, au pont et au gréement? d) quel est le prix de l'installation? qui la fait?
Quelques éléments de réponses: a) Les gens qui pensent à installer un étai largable ont, au programme, une navigation sérieuse, où ils appréhendent que leur génois sur enrouleur ne leur permette pas d'étaler le mauvais temps. Un telle installation n'a aucune raison d'être si on reste sur le Lac Champlain! Cette appréhension est réelle, bien que... un bon enrouleur et un bon génois (pas trop grand... pas un 150%) comportant un rattrapeur de creux seront adéquats dans beaucoup de situations difficiles. Il reste vrai que dans le très mauvais temps, une trinquette ou un tourmentin sur étai largable présentent deux avantages clairs: - ils "recentrent" le
plan de voilure b) Souvent, le recul de l'étai largable limite la bordure de la voile qu'on utilisera. Exemple : sur un voilier de 27 pieds, la distance J ( étrave au pied de mât) n'excède pas 10 - 11 pieds. Si on installe la base du nouvel étai en arrière du puits d'ancre, on perd 2-3 pieds. Pour que le point d"écoute de la trinquette ne dépasse pas le mât vers l'arrière, il nous reste une voile ayant environ 8 pieds de bordure, donc pas plus de 18-20 pieds de guindant, si on veut respecter un angle en tête de 25 degrés. Conclusion, cette trinquette aura une surface d'environ 60 pieds carrés, celle d'un tourmentin pour 27 pieds de bateau. C'est pas grand! c) l'installation d'un étai largable doit être très sérieuse: - au pont, la cadène doit être reprise sur une cloison de structure, ou sur la coque elle-même - au mât, on recommande de ne pas descendre au-dessous de 3 pieds de la tête de mât si on veut se passer de bastaques. - comme l'étai sera plus long que le mât, il faudra prévoir une manière de s'en débarrasser sur le pont, et une manière très simple de l'installer, car il soufflera fort à ce moment... d) le prix d'une telle installation comprend la cadène de pont + sa reprise en-dessous éventuelle, le capelage de l'étai au mât, l'installation d'une drisse, peut-être d'un winch si les autres sont occupés, un crochet-pélican, + l'étai lui-même avec ridoir, une trinquette ou tourmentin en 7-8-9-10 onces selon la taille du bateau. (Sans parler d'éventuelles bastaques avec tout le fourbi qu'elles imposent) Pour les constructeur amateurs, il est évident que l'installation d'un tel étai est souhaitable pour le soutien additionnel qu'il offre au mât, même si le crochet-pélican est remplacé par un ridoir "en attendant". Parmi les alternatives qui existent, voir la Gale Sail d' A.T.N (Capsule technique: les tourmentins par-dessus l'enrouleur) et le tourmentin double, en forme de losange qu'il serait relativement facile (???) de passer par-dessus le génois enroulé. |
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