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Les chaussettes de spi: coup d'oeil Pour naviguer seul, ou en équipage réduit, la chaussette de spi est une bénédiction Plusieurs équipages un peu novices ne sortent pas leur spi, de peur d'une catastrophe appréhendée. La chaussette leur permettra sans douleur d'utiliser cette voile trop grande, trop légère, à l'accastillage un peu compliqué. Une chaussette de spi est un long tube de tissu à l'intérieur duquel le spi reste toujours installé. Hisser le spi = hisser la chaussette! L'ouverture de la chaussette et sa fermeture s'opèrent à l'aide d'un va-et-vient, et c'est tout! Les paresseux se servent même de la chaussette lors de l'empannage, manoeuvre pas trop évidente sous spi...: ils la descendent, empannent la grand-voile et remontent la chaussette. La plupart des voileries fabriquent elles-mêmes leurs chaussettes. Il y a quelques précautions à prendre, car cet objet présente trois points qui peuvent faire problème: 1. L'ouverture du bas de la chaussette peut être réalisée par un tube de tissu rendu très rigide par renforts, ou par un "entonnoir" en plastique rond ou elliptique. 2. Le va-et-vient qui permet de monter et surtout de descendre la chaussette peut passer à l'intérieur de la chaussette elle-même (guidé par des sangles posées tous les 3-4 pieds) ou passer dans un fourreau continu à l'extérieur de la chaussette. Certains modèles proposent même un double va-et-vient permettant de remonter la chaussette "bien à plat". 3. L'accastillage monté en haut du tube doit permettre de frapper facilement la drisse de spi, d'installer le spi lui-même à la bonne hauteur, être de bonne qualité. Le domaine des chaussettes de spi est presqu’entièrement dominé aujourd’hui par A.T.N, acronyme d’Etienne, pour Etienne Girouare, régatier français installé à Fort-Lauderdale. En 2000, Etienne avait cousu et mis sur le marché sa quinze millième chaussette! Tous les coureurs océaniques utilisent les chaussette A.T.N., tout simplement parce qu’elles «fonctionnent»! C’est-à-dire qu’elle fonctionnent parfaitement, dans toutes les conditions. Etienne n’a cessé avec les années d’améliorer son modèle. Chaque petit détail a été étudié. Par exemple, le tube lui-même ne reçoit que le spi. Les manœuvres passent dans unechaussette-annexe: ainsi, pas de mélange. Car, comme l’enrouleur, la chaussette ne doit pas faire problème. Évidemment, ce qui précède s'adapte aussi bien au DRS, à quelques détails près: comme une des chutes du DRS est plus courte que l’autre, la chaussette est légèrement plus courte, de manière à laisser libres les écoutes de la voile, une fois la chaussette baissée. Pour conclure, ne pas croire que la chaussette est un équipement pour novices seulement: c'est Éric Tabarly qui l'a conçue pour la course, et qui en a proposé la réalisation à la Voilerie Tonnerre dans les années soixante. Elle s'est constamment améliorée depuis et devrait faire partie d'un voilier de croisière bien équipé.
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